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Recyclez vos cartouches d’encre !

lundi 25 février 2008

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L’encre des imprimantes est aujourd’hui un des liquides les plus onéreux qui soient, qui rivalise souvent avec le prix du parfum au litre. Et paradoxalement, plusieurs centaines de millions de cartouches d’encre sont jetées chaque année sans autre forme de procès. Chacun se déculpabilise par le biais de l’éco-taxe prélevée sur la vente de chaque boîte, sans même se demander si on peut faire autrement.

Disons-le tout de suite : on peut.

On distingue deux grandes familles : les cartouches " réservoirs " et les cartouches à tête d’impression intégrée.

  • A première vue, les cartouches à réservoir semblent plus économiques. Oui mais en cas de dysfonctionnement de la tête d’impression, intégrée à l’imprimante cette dernière est généralement bonne à jeter, au vu de la relative modicité des coûts d’une imprimante neuve.
    Mais alors, quand une tête d’impression peut-elle donc tomber en panne  ? Simplement par exemple quand on lui retire pendant trop longtemps -quelques heures peuvent suffire- son réservoir et qu’il y a cristallisation des encres résiduelles. Les vendeurs n’ont pas l’habitude de vous le préciser. Des cartouches de nettoyage existent mais qui ne sont qu’un pis-aller, une dernière tentative avant la casse. La technologie est donc bien plus sensible à la manipulation qu’il n’y paraît. On peut être tenté de remplir ces cartouches-réservoir soi-même, à condition de bien en connaître la technologie, en particulier quand le réservoir est constitué de mousse. Il faut également réinitialiser la puce, que chacun aura remarqué, au moyen d’un logiciel spécifique qui détermine son niveau d’utilisation. Une cartouche pleine peut ne pas fonctionner si la puce n’est pas réinitialisée, ou si la tête d’impression est bouchée.

  • Les cartouches à tête d’impression intégrée préservent l’imprimante mais sont plus délicates à remettre en service  : nettoyage, changement éventuel de mousse, remise en état quand l’ouverture est difficile, test d’impression entre autres. C’est une affaire de spécialiste. Mais l’opération écologique, économique et créatrice d’emploi local en vaut la peine. Elle peut généralement être rééditée dix à quinze fois avant de déclarer définitivement forfait.

P.-S.

Mais on observe de plus en plus d’apparitions de cartouches d’encre à contenu réduit -5ml n’est pas rare- et conçues pour ne pas être recyclées.
De même, tout le monde ne sait pas que les imprimantes à jet d’encre sont conçues pour un nombre d’impressions limitées au bout du quel un réservoir de trop plein d’encre doit être vidé manuellement et un compteur discret réinitialisé. Sans quoi il y a blocage total avec message équivoque du style "composant en fin de vie".
En pratique, nombre d’imprimantes terminent où vous savez alors qu’elles sont en parfait état. On comprend aisément les tours de passe-passe proposés par les constructeurs, mais dans une société digne de ce nom ces pratiques ne sont pas acceptables. Il est largement temps de réagir et de refuser la circulation de tout ce qui n’est pas à la fois réellement économique, écologique et créateur d’emplois en France et non au bout du monde.

Voir www.inkolab.net, un des spécialistes français de la question.

Voir Dépannage imprimante Epson 2100/2200